Ma vie avec Mozart 4

Cher Mozart,

(…) La musique répond oui à une question qu’on ne formule pas toujours. C’est ce que j’ai éprouvé, à quinze ans, lorsque tu m’as retenu de me suicider. C’est ce que j’éprouve, jour après jour, lorsque j’ai besoin d’entendre quelques notes, le chant d’une voix ou de passer une heure à jouer du piano. Telle une éponge qui reprend du volume, je constate que je vais mieux.

(…) On ne découvre ni on n’aime les compositeurs dans l’ordre successif où ils sont apparus. Et si je me sens bien chez toi, Mozart, cela ne signifie pas que j’éprouve la nostalgie de ton temps ni que j’ai une sensibilité de ton époque puisque, une heure plus tard, je séjournerai chez Messiaen en passant par Ravel.

(…) Tu donnes des cours de bonheur en rendant leurs saveurs aux choses…Petite Musique de Nuit? Non, Grande Musique de Lumière. Avec allégresse, tu renouvelles notre existence en un chant jubilant, où même la douleur et le malheur se rangent à leur place car, être heureux, ce n’est pas se protéger du malheur mais l’accepter.

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